Aube était une petite fille très jolie. Elle avait toujours un grand sourire et ses longs cheveux bruns-roux étaient attachés en une longue tresse. Elle arrivait à l'école bien emmitouflée avec ses moufles, son écharpe, son manteau bien fermé, et sa tresse cachée dans l'un des multiples bonnets faisant partie de la panoplie qu'elle possédait chez elle.
Outre le fait qu'elle était au premier coup d'oeil mignonne à croquer, Aube était loin d'être un ange. Rien n'était facile avec elle, et son institutrice avait beaucoup de difficultés à apprécier avec plaisir le travail avec cette enfant. En effet, Aube aimait à provoquer, tester, refuser, s'opposer, quelle que soit la circonstance. La faire manger, boire, travailler, l'habiller, lui demander de s'asseoir, tout représentait un véritable calvaire et devait passer par une épreuve de force.
Et pourtant, il m'est impossible de dire que cette enfant m'a laissée indifférente. Oui, contrairement à ce que l'on pourrait penser, je l'ai trouvée vraiment adorable et très drôle.
Un jour alors que je travaillais avec un élève, Aube se mit à crier « A'ga, a'ga, a'ga ».
Ayant appris à la connaître, je pense pouvoir affirmer que c'est sa manière à elle de dire « regarde », tandis que « A-ma-ma-ma » semble vouloir dire « maman » et que « A-caaa » signifie plutôt « Madame Clarisse » (le nom de son professeur). Par contre, je n'ai pas réussi à trouver de traduction pour son récurrent « Agagagagaga ».
Soit, elle s'était donc mise à crier « A'ga, a'ga, a'ga ». Je me suis retournée et... Quelle ne fut pas ma surprise d'observer qu'elle s'était amusée à mettre un seau sur la tête d'un camarade, lequel restait immobile, la tête entièrement enfouie et ne cherchant visiblement pas à l'enlever !
J'aurais peut-être dû me fâcher sur Aube, mais le coeur n'y était pas et la situation était tellement cocasse que je n'ai pu que tenter de me retenir d'éclater de rire en allant délivrer le pauvre enfant de son seau !!!!
Schraûwen Annick ®
Outre le fait qu'elle était au premier coup d'oeil mignonne à croquer, Aube était loin d'être un ange. Rien n'était facile avec elle, et son institutrice avait beaucoup de difficultés à apprécier avec plaisir le travail avec cette enfant. En effet, Aube aimait à provoquer, tester, refuser, s'opposer, quelle que soit la circonstance. La faire manger, boire, travailler, l'habiller, lui demander de s'asseoir, tout représentait un véritable calvaire et devait passer par une épreuve de force.
Et pourtant, il m'est impossible de dire que cette enfant m'a laissée indifférente. Oui, contrairement à ce que l'on pourrait penser, je l'ai trouvée vraiment adorable et très drôle.
Un jour alors que je travaillais avec un élève, Aube se mit à crier « A'ga, a'ga, a'ga ».
Ayant appris à la connaître, je pense pouvoir affirmer que c'est sa manière à elle de dire « regarde », tandis que « A-ma-ma-ma » semble vouloir dire « maman » et que « A-caaa » signifie plutôt « Madame Clarisse » (le nom de son professeur). Par contre, je n'ai pas réussi à trouver de traduction pour son récurrent « Agagagagaga ».
Soit, elle s'était donc mise à crier « A'ga, a'ga, a'ga ». Je me suis retournée et... Quelle ne fut pas ma surprise d'observer qu'elle s'était amusée à mettre un seau sur la tête d'un camarade, lequel restait immobile, la tête entièrement enfouie et ne cherchant visiblement pas à l'enlever !
J'aurais peut-être dû me fâcher sur Aube, mais le coeur n'y était pas et la situation était tellement cocasse que je n'ai pu que tenter de me retenir d'éclater de rire en allant délivrer le pauvre enfant de son seau !!!!
Schraûwen Annick ®



